La Vie de Quartier, l'épicier du Frais et de la Proximité

Vladimir et Marion Pierens ont créé leur concept à la sortie du confinement en 2020 avec cette envie de revenir à des choses essentielles et de retrouver des relations humaines simples et de qualité que seuls de petits commerces de quartier peuvent offrir.

Publié le 01/08/2025

 

CAPS : Quelles réflexions vous ont conduit à cette création ?

Vladimir Pierens : Le fait que prendre le temps d’échanger avec les gens, de les connaître et de les saluer personnellement donne aux commerces de proximité tout leur sens et leur valeur. Les commerces de proximité ont un rôle essentiel à jouer auprès des habitants. Convaincus de l’importance de ces relations sociales, nous avons décidé de créer notre concept en priorisant les rayons frais qui offrent une récurrence de visites et génèrent le plus de confiance.

CAPS : Parlez-nous de votre magasin...

Vladimir : Nous avons ouvert notre premier magasin avec succès, à côté de chez nous, dans le 18e arrondissement de Paris. Nous avons recruté une équipe ayant à cœur, comme nous, d’entretenir les liens au sein du quartier. Notre clientèle peut faire toutes ses courses alimentaires sur place à travers nos rayons boucherie-charcuterie, crèmerie-fromagerie et fruits et légumes. Nous avons aussi un corner boulangerie, des produits d’épicerie sucrés et salés de qualité, une cave et un rayon traiteur avec des plats et desserts du jour. Le frais représente presque 80 % de notre chiffre d’affaires et c’est ce qui symbolise notre enseigne. Nous sourçons nos produits, pour beaucoup en direct producteur mais aussi auprès de grossistes partenaires qui ne travaillent pas avec la Grande Distribution ou encore, directement auprès de coopératives. Nous avons un cahier des charges fournisseurs qui nous permet de garder une ligne de conduite sur notre sourcing, par exemple en matière de respect de l’environnement. Au total, nous proposons plus de 800 références, des produits du quotidien, conventionnels et bio, certains en vrac avec un système de consigne de bocaux.

CAPS : Comment imaginez-vous la suite ?

Vladimir : Au vu de cette expérience positive, nous avons commencé à envisager de dupliquer le modèle et de développer l’enseigne. L’un de nos amis nous a proposés d’ouvrir un commerce La Vie de Quartier à Bordeaux. On s’est donc associé. Le magasin existe maintenant depuis un an et demi et fonctionne bien, lui aussi. Un troisième magasin ouvrira en novembre prochain, dans le 11e arrondissement de Paris puis d’autres j’espère, dans d’autres quartiers. Notre volonté est de nous développer en nous appuyant sur des commerçants associés ayant le même vision que nous, pour bâtir le commerce de proximité de demain d’abord à Paris et en Ile de France puis en Province.

CAPS : Parlez-nous de cette proximité qui vous tient à cœur…

Vladimir : Nous estimons que pour avoir une vraie proximité, il faut une petite surface de vente dans laquelle les clients ont tout de suite affaire à quelqu’un qui les connaît. Pour nous, la proximité se situe entre 50 et 150 m2 et permet aux équipes de travailler ensemble et d’être à l’écoute. Nous voulons véritablement investir la proximité, la cultiver. Cette proximité va de pair avec le frais. C’est pourquoi notre mantra est « Sans commerce de frais, la vie disparait ! ». Notre objectif est de créer des points de repère et de confiance dans les quartiers offrant un assortiment de produits de qualité, bien sourcé avec un bon rapport qualité-prix. Pour être toujours plus ancrés dans le quartier, nous proposons un service de conciergerie pour dépanner les habitants en réceptionnant leur colis, en gardant leurs clés ou encore en livrant les personnes âgées. Nous avons de vraies relations de confiance avec nos clients et le voisinage ; relations que nous entretenons aussi à l’occasion de moments de convivialité comme les animations ou la fête des voisins que nous organisons chaque année. Nous sommes très bien insérés dans le quartier, auprès des autres commerçants et avec la Mairie. Nous nous efforçons de nous intéresser à notre écosystème pour renforcer notre sentiment d’appartenance ; ce n’est pas juste un travail pour gagner de l‘argent. Toutes ces relations nous enrichissent et nous font grandir.

CAPS : Comment travaillez-vous au sein du magasin ?

Vladimir : Nous avons en permanence trois personnes en magasin. Nous sommes en pur libre-service à la fois simple d’utilisation pour les clients et pour les salariés. Nous recherchons en priorité des personnes qui ont envie de participer à cette vie de quartier au travers du commerce sans barrière de connaissances ou de savoir-faire. Nous avons aussi une vocation d’insertion professionnelle, nous employons des personnes qui n’ont pas forcément d’expérience dans le métier mais une vraie envie avec une capacité d’accueil et de travail. Notre objectif est de faire de nos commerces de frais, les premières écoles de lien social où on prend confiance en soi.

 

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Aurélie Mallet a commencé son aventure dans le commerce il y a 13 ans. C’est sa passion pour le fromage qui l’a poussée à reprendre un commerce historique fondé en 1946 dans le centre-ville de Saint-Sever dans les Landes. Elle a pensé son commerce à son image, comme un lieu d’échanges et de rencontres où elle vend des fruits & légumes, du fromage et des produits d’épicerie fine.